6 octobre 2009
Longing for Lingering Kisses
1 septembre 2009
19 août 2009
Généralités particulières
« Viens à moi, enchaînée, traverse le chemin de croix qu’est cette mappemonde en mondovision, agenouille-toi pour reconnaître ton maitre et sauveur, l’unique fils de cet ivrogne que vous nommez Dieu et qui vous créa en renversant du whisky sur son feu de camp interstellaire, faisant de cette planète l’enfer-rôtissoire qui te terrorise tant. »
« Léa, Léa, Léa, … » L’appel sans réponse se transforme en fredonnement, une comptine innocente où l’on finit par percevoir un sadisme froid dans le chevrotement des « lalalalala », comme une peur panique de voir le dingue se lever d’un bond en plantant son couteau de boucher dans l’œil d’une petite fille passant là par hasard. Dans un monde si pauvre que l’on doit inventer des technologies de « réalité augmentée », sa figure boursouflée crève les yeux des chèvres grelottant sur la berge en tenant serré contre leur ventre cette progéniture dont ils préfèrent laisser à plus tard de la découverte de l’horreur absconse de la folie des hommes.
A story about murder.
15 juillet 2009
Elle
Tu imagines ses pieds aux courbes parfaites parsemés de grain de sable qu’elle tente de faire tomber en remuant paresseusement les orteils. Tu ne sais plus de quoi tu capable (soumission, séduction, oubli). Vertige de l’inconnu familier. C’est la proximité de sa peau dorée qui te rend heureux et misérable à la fois. La même histoire, encore et toujours, se répétant à l’ infini. La jolie fille, l’hésitation, la frustration, et puis rien. Ou alors tout : fous rires, baisers, cris, pleurs, promesses. Les listes ne t’amusent plus. Elles ne définissent rien et décrivent encore moins. Tu es fatigué. Tu as suffisamment gouté au bonheur pour savoir que tu en rates trop. Difficile de croire que tu as 35 ans, même si on t’en donne 5 de moins par clémence pour ta laideur. Combien en as-tu connu, de ces Aphrodite éphémères? Combien sont passées sans ne rien provoquer qu’une inaction teintée de regret? Et pour toutes celles-là, combien de sottes, de vaines, d’inutiles?
Et pourtant, si c’était autre chose?
[...]
ST '67
3 juillet 2009
Faim de cous
Quand il la voit pour la première fois, c’est tout ce qu’il peut faire. Il adore ce genre de filles, celles qui vous donnent une irrépressible envie de bonheur, et un plaisir si fort qu’il s’affiche en grand sur votre visage. Tant et tant qu’on voudrait leur arracher le cœur : « Je vous l’emballe ? Non, c’est pour manger tout de suite. »
Mots roses
L’air statique de son bureau accentue sa léthargie chronique. Il mange des cachets d’aspirine pour passer le temps et ses nerfs. Il parait que ça réduit les risques de crise cardiaque, ce qui n’est pas le moindre des luxes pour un hyper-tendu qui se nourrit comme un enfant de 7 ans livré à lui-même dans les allées d’un hypermarché après fermeture. Sa copine veut s’installer dans un meublé. Il fait craquer ses phalanges. Il écrit un email de réponse puis l’efface pour ne pas l’envoyer. Il se souvient comment c’était avant elle; ou essaie. Il a pris 10 ans et 10 kilos en 12 mois : peut-être un signe.
Sa secrétaire est à genoux sous son bureau en train de ramasser des trombones qu’elle a fait tomber. Il a songé un instant à sa vie si la fin de cette phrase était différente. Des ennuis, principalement. Sa médiocrité éclairée a toujours été une faille majeure de sa personnalité, un frein naturel à l’avancement, un appel aux chieuses.
30 juin 2009
Balancements
Je vois les jolies blondes qui papotent puis s’en vont deux par deux, se tenant la main à travers les champs d’herbes moelleuses. Et pendant ce temps je découpe des poèmes et les répand sur mes yeux; les rayons du soleil font danser les mots comme des ombres chinoises portées par des bougies. Un chat ronronne puis s’endort, indifférent aux croque-morts en liberté qui fauchent la ville et notre blé.
Un peu plus tard, dans un bar ombragé de la ville, je m’assieds à une table pour enfants dans un lieu qui ressemble à une boîte de Lego. A quelques briques de mois, elle ne me regarde pas. Autour de ses cuisses, de la buée sur la chaise en plastique, sa peau nue sur le polymère expansé, et mon café à moitié renversé.
[...]
26 juin 2009
Encore pour moi
Pour moi
C’est une chanson si belle que mon prosélytisme musical disparait pour faire place à un égoïsme heureux; pour connaître le bonheur, ne forçons pas les autres à le partager.
28 mai 2009
Sur une terrasse moscovite
24 avril 2009
Ecrire seulement pour sentir les touches glisser sous ses doigts
Impossible d’être amoureux quand on est aussi froid
Et si tu me connaissais
Tu saurais ça
Je suis dans une phase incertaine
Tu es dans un certain palace
Le vieux qui achète ta glace
Vaut-il que tu lui laisses ta place
Dans les mondes inhabités
Qui remplissent mes pensées
J’ai cru t’assassiner
Un bout de ta robe dans mes mains
Froissé par l’énervement
Me donnait du chagrin
C’est un morceau de ma vie
Tu es une pierre de mon chemin
Mais j’essaie d’oublier ton évidence
Et je souffle sur ton absence
Absolument
Il se regarde beaucoup. Non pas qu’il s’aime démesurément, il est simplement conscient de son apparence et de l’importance qu’elle emporte dans le monde.
Il est parfois jaloux de lui-même, d’une mèche particulièrement bien placée sur une photo d’hiver, ou d’un regard malin dans un miroir de restaurant. Son image n’est pas qu’un reflet, elle vit indépendamment de lui.
Il ne sera jamais ami avec quelqu’un qui s’appelle Roy ; pour un garçon ou une fille, ce prénom est ridicule. Il aime critiquer les gens car ils n’existent que par lui. Ce n’est pas pour grandir son prestige, immense déjà, plutôt par altruisme. Il dit souvent des choses qui ne semblent pas avoir de sens, comme un défi à la logique et ses raisonnements absurdes.
Sur la glace lisse du restaurant 3 étoiles, il dessine parfois des moutons. Ou peut-être sont-ce des nuages, mais personne ne l’a informé de la différence. Les bulles de sa bière ressemblent à celles de son champagne, mais sa chemise sur mesure n’a rien à voir avec les fripes qu’arborent les marchands d’espace ventant leur supplément hebdomadaire comme une nouvelle venue du Christ sur terre.
Il écoute le papier journal crisser sous les doigts de la nymphe nubienne qui prépare son café, et se répète que le monde n’existe que pour son plaisir périssable. Il pense des phrases définitives. Sur la place enfumée.
.
3 avril 2009
Beauté portée par le vent en été
Ebahi je suis et je suis emporté
9 mars 2009
11 février 2009
Farouche
Fighting battles every day
I send my armies against yours
And no one ever gets away
It seems I know you better
Even better every day
Yet my tactics never beat yours
And we fight for no man’s land
De tes cheveux sauvages
J’éponge mon front
Cette guerre est sans merci
Et ces baisers que je récolte au front
Sont la preuve que je t’ennuie
Si l’amour n’est pas violent
Il n’est rien tu aimes à dire
Je ne sais si j’ai raison
Mais la guerre devra un jour finir
21 janvier 2009
Evanescente
Et sur sa peau disparaissent
Les traces éphémères de sa tristesse
A la naissance de ses cheveux
Le ciel et sa peau se mélangent
Le bleu de ses yeux a dissous le temps
Une odeur et le tintement clair
D’un ongle sur le verre
Une lumière pourpre à travers mes paupières
Et une pensée
S’échappe de mon sommeil
Dans les draps froissés
L’essence du temps
14 janvier 2009
Variations sur un même temps
1 décembre 2008
A Thing For Me
12 novembre 2008
12 novembre 1935
Il songe à cette libération au bistouri électrique, imagine le viol de sa boite crânienne qui s’ouvre en croustillant comme une chips de pomme de terre, et visualise les dernières pensées s’envolant avec la section des connexions nerveuses de sa matière grise. Un jus rose comme du pamplemousse enduit la lame du chirurgien et il s’extasie devant la beauté de la couleur de sa chair cérébrale. Ou peut-être ne sait-il même plus reconnaitre une couleur ? Sentir un fruit ? Ecouter une chanson ?
Et ainsi, par-delà ce qu’il lui plairait de croire, sa raison humblement se rappelle à lui : douleur et plaisir sont nécessairement les revers d’une même médaille.
15 septembre 2008
5 septembre 2008
You look older everyday
13 juillet 2008
THE ONLY ONE
I will be
the one, you'll see
I'm the only one
Yeah, I'm the only one
We belong together...