5 septembre 2008
You look older everyday
13 juillet 2008
THE ONLY ONE
I will be
the one, you'll see
I'm the only one
Yeah, I'm the only one
We belong together...
6 juillet 2008
Rudyard Kipling - If
5 juillet 2008
24 juin 2008
10, 9, 8, 7, 6, ...
18 juin 2008
Aquatique
"Je suis peut-être démodé"
1 juin 2008
25 mai 2008
2 mai 2008
Trébucher
Voir Sébastien Tellier en concert puis mettre sa vie en comparaison de la sienne : jouer avec le feu. Tout à jeter. Il joue, il rit, il jouit. Je peine, je pense, j’expie. Se forcer à vivre une vie pas faite pour soi. Attendre le sauveur. Le miracle. Le salut. Un éditeur qui aime ton livre. Des lecteurs qui suivent. Un jeune homme se levant de son fauteuil un jour à 11h47 en criant “JE M’EN VAIS!”. Le bureau stupéfié. Rares sourires incontrôlés. Réactions empoisonnées par l’envie. Jalousie. D’un regard tuer les espoirs. D’une balle, les fantômes dans le placard. Signer du « D » de désespoir.
Les bonshommes fluo arpentent la piste. Les reflets orange sur les flaques de kérosène (vision inquiétante à dix minutes d’un décollage) me rappellent la présence de sang dans mes tempes. L’orange agresse, couleur nostalgique et criarde. Dans mes tympans, toujours des notes. Saccadées, denses, éloignées, suaves, acres. Lorsque je tapote mon clavier je joue avec la musique des mots. Le rythme du cliquetis constitue ma mélodie. Le piano résonne. La guitare claironne. Et mon cœur qui n’en finit pas de battre.
23 ans et des refrains démodés dans les yeux. Fatigue des voyages inutiles. Rêve de voyages immobiles.
C-O-deux N-A-R-D,
L’homme qui à mes côtés,
Vient de boucler sa ceinture de sécurité.
« Qu’est-ce que tu écris ? » s’enquiert-il. « Le jour où je le saurais, vous le lirez ».
Flashs incompris. Sur le tarmac strié. Le rouge aux joues. La fille aussi. Et nos yeux qui ne comprennent pas ce que nos corps disent déjà. C’était l’âge où tu regardais encore les lumières de la ville par les hublots embués, souvient-en. Les avions ne gardent pas plus leur charme que les amours d’été.
21 février 2008
back to the flash
Rêves sous Xanax
SOS la réalité est parfois
Plus dure à avaler qu’une gueule de bois
Entre deux clics se prendre une grande claque
Le petit trip qui te balance l’image de trop
Celle qui te tord les tripes
Comme un crochet qui lacère les boyaux
Des sourires comme une pluie d’acides
Des souvenirs où je ne suis pas
Et dans tes yeux bleus translucides
Un oubli qui ne pardonne pas
L’amour n’a jamais d’horaires
Mais bien une date d’expiration
Londres, mosaïque indéchiffrable
Une ville, non : un poème barré
Une limousine rose
Des filles déshabillées
Les lumières brillent scintillent éblouissent
Les pneus des taxis crissent
Et moi ici comme en terrain connu
Étrangement
10 février 2008
Ancora Tu
Ancora tu
Non mi sorprende lo sai
Ancora tu
Ma non dovevamo vederci più?
E come stai?
Domanda inutile
Stai come me
E ci scappa da ridere
Amore mio
Hai gia mangiato o no?
Ho fame anch'io
E non soltanto di te
Che bella sei
Sembri più giovane
O forse sei
solo più simpatica
Oh lo so
cosa tu vuoi sapere...
Nessuna no
Ho solo ripreso a fumare...
Sei ancora tu
purtroppo l'unica
Ancora tu
L'incorregibile
Ma lasciarti non è possibile
No lasciarti non è possibile...
26 janvier 2008
Tu ne sais rien
La musique tourne dans ma tête comme une bobine de film au bout du rouleau. Je vois des nuages voler à la vitesse de l’esprit, des vapeurs d’eau en traînées majestueuses derrière eux. Je ne joue pas de piano. Les notes que j’entends viennent d’ailleurs. Je ne veux pas savoir. Je ne joue pas de piano. Je ne veux pas savoir. Je reste le dos tourné à la porte d’où proviennent les notes cristallines. Elles se détachent insolemment, se succèdent dans un tourbillon désaccordé. J’ai peur et je ne veux pas savoir.
Le chat saute sur le lit. Je le dégage parce que si je le prends dans mes bras, il me griffera. Je ne veux plus qu’on me griffe, je veux qu’on me greffe : un cœur, un cerveau, des yeux. Pour changer de point de vue. A défaut, je bois. Je mélange les couleurs comme un peintre soucieux d’harmonie : rosé, rouge, blanc, crémant, vodka. Je teste les combinaisons et elles sont toutes aussi jolies lorsque je les rends sur la cuvette immaculée.
Les gens ne savent rien de moi. Personne ne sait rien sur personne. On a déjà du mal à se connaître, alors vous n’imaginez tout de même pas y arriver sur un autre. Non. Impossible. Psychologie : arnaque. Nécessairement. Les gens quittent votre vie en pensant que ce n’est pas grave. Ils viennent, arrachent un morceau de vous, et se barrent. Qu’ils parviennent à penser que vous ne souffrez pas, sous prétexte que vous continuez à sourire, dépasse l’entendement. À côté de ça, le mystère de la naissance de l’univers paraît risible.
Just To Keep You Satisfied
(...)
You set my soul on fire and my one desire was to love you
And think of you with pride
And to keep you satisfied
(...)
But if you ever need me I'll be by your side
Though the many happy times we had
Can really never outweigh the bad...
(...)
Now it's time for us to say farewell
Farewell, my darling
Maybe we'll meet down the line
It's too late for you and me
It's too late for you and I
Much too late for you to cry...
It's much too late...
25 janvier 2008
MJ MOTIVATION
It's not about the shoes.
It's about knowing where you going.
Not forgetting where you started.
It's about having the courage to fail.
Not breaking when you're broken.
Taking everything you've been given
and making something better.
It's about work before glory.
And what's inside of you.
It's doing what they say you can't.
It's not about the shoes.
It's about what you do in them.
It's about being who you were born to be.
BECOME LEGENDARY
24 janvier 2008
fb
Avec Facebook, on devient « friends » avant d’être amis, avant de se connaître, tout simplement. Pourtant ce n’est pas nécessairement mauvais : cela réserve de belles surprises sur certaines personnes dont on se rapproche réellement, et les autres, en avait-on besoin en premier lieu ? Leur présence sur un carnet d’adresse ne nous engage à rien
Facebook apprend tout un tas de choses utiles : quand on va se marier, quel genre d’alcoolique on est, qui a couché avec plus d’un de ses contacts sur le réseau. La Pythie du XXIème siècle est arrivée, et elle révèle nos vérités aussi facilement que notre ordinateur aligne des 0 et des 1.
Étant un garçon très « fin de siècle », je n’ai adhéré à cette manie que sur le tard. Force est de constater qu’une fois l’addiction implantée, impossible d’y renoncer. Il y aurait de l’argent à faire avec des cures de désintoxication du monde virtuel.
En attendant ce jour, je m’amuse à planter des drapeaux sur une carte du monde à la précision qui laisse à désirer, j’envoie des messages à des gens qui les lisent à moitié, et j’essaie d’en faire passer par ma page, avec l’espoir que quelques fragments soient compris (par les gens qui comptent). Ce que l’on nomme « vie réelle » m’échappe de plus en plus.
3 janvier 2008

26 décembre 2007
Erykah Badu obsession (lyrics from "Green Eyes")
23 décembre 2007
8 décembre 2007
Sweet Bitter Song
Sur moi partout des feuilles blanches
Et mes yeux dehors sur la nudité des branches
La musique infiltre les poumons
Et de l’Est le soleil arrive comme une chanson
Les rêves des amants sont mort-nés
Ils sont faits pour être brisés
Et si nous mourrons tous que promettre
A part ces jolies phrases dans les lettres
Voir ses erreurs prend du temps
Alors je reviens doucement
Des astres que reste-t-il
Sinon cette poussière sur tes cils
Je voudrais être là pour l’enlever
Assez d’espérer
Je veux t’embrasser
Elle
Partout chez moi des feuilles noires
Et mes yeux sur la neige qui couvre les trottoirs
La musique rebondit sur mes épaules frêles
Et vers l’Ouest s’envole une hirondelle
Les rêves des amants ont été tués
Tu as tout fait pour les briser
Si nous mourrons tous que promettre
Malgré ces jolies phrases dans tes lettres
Voir ses erreurs prend du temps
Mais j’ai compris maintenant
Des astres que reste-t-il
Sinon ces photos au fond d’un carton
Tu es dans ma tête mais tout s’effondre
Assez d’espérer
Je t’ai oublié
3 décembre 2007
Sans Elle
“Where should we meet?” said the dream girl.
“Well”, he replied, “in my mind.”
28 novembre 2007
Pieces (of a man)
Une fille qui court vers une Bentley Continental GT est également amoureuse. De la voiture.
*
Quand une femme en fait trop dans la démarche, le maquillage, les bijoux, elle est soit Cannoise, soit peu sûre d’elle. Les deux ne sont pas incompatibles.
*
Passé un certain âge, avoir comme seul argument « je t’emmerde » n’est plus acceptable.
*
Voir des filles sublimes est un supplice pour un homme, surtout pour un timide qui se dit qu’il n’aura jamais assez de toute sa vie pour en séduire une seule. Il se réconforte alors en pensant que ces filles mettent également les filles ordinaires à l’agonie, elles qui n’auront jamais cette beauté implacable.
*
Le problème n’est pas que je sois tombé amoureux ce soir, mais plutôt que ce soit arrivé trois fois.
*
Dans une pièce rouge tendue de fils de soie, j’ai vu une déclaration d’amour accrochée au mur et une fille nue, captive d’un bout de tissu bordant sa taille, une apparition nébuleuse débordant du cadre.
26 novembre 2007
29 octobre 2007
Larmes du crime
Je ne veux pas savoir
Ce qui balance
Je ne veux pas le voir
Tu es sur Terre
A l’opposé de moi
Pour te suivre je m’enterre
Tu restes loin de mes bras
Mon cœur trop bas ne bats plus
J’imagine tes yeux mi-clos
Je sais que tu t’en fous
Bercé par d’autres mots
Je voudrais mordre tes rêves
Avaler ton cerveau
Pour que ta vie s’achève
Dans mon ventre chaud
Larmes de crocodiles
Qui perlent sur tes cils
Tu joues la comédie
Je devine ton ennui
J’arracherai plutôt
Des lambeaux de ta peau
Elle est fragile
Et quand tu seras immobile
J’essuierai sans remords
Les larmes du crime
Lumière!
Les cons les lâches car
Sans eux rien ne démarre
Une vie au point mort
Lumières rouges vertes blanches et bleues
Sur la piste danses et cries que tu l’aime
Ça ne veut plus rien dire pour moi
J’ai une compréhension limitée
De mon environnement
A force de si bien faire semblant
L’intrigue devient insoluble
J’ai du cambouis plein les mains
Ce moteur ne donnera jamais rien
Elle, éclipse
Nos fantômes ne nous quittent jamais.
Elle a disparu, et je survis dans l’éclipse. J’essaie. « Aimer les gens, c’est vouloir leur bien, c’est aimer les rendre heureux » écrit Sagan. Alors je l’aime. Je l’aime pour le soleil dans son sourire lorsque je lui préparais son petit déjeuner, je l’aime pour le soleil dans ses yeux lorsque je lui écrivais quelques lignes.
J’ai tenté d’envoyer des pages. Des pages entières noircies d’amour et de sanglots. Des lettres mortes.
Elle, absente, moi, l’absinthe.
Vomissements, c’est pudique : je gerbe. 70 degrés d’anis qui remonte la gorge en cramant tout l’œsophage au passage. Je reprends conscience plusieurs heures après, au matin. J’écarte ma tête de cette flaque de désespoir, je tente de me lever. Quand j’y parviens, je nettoie l’horreur de la nuit passée, en attendant de réitérer l’expérience. Je finirais bien par crever, elle l’aura cherché.
J’ai touché le fond, mais il est vaseux : impossible de s’y appuyer pour remonter. Et je me réveille seul.
- As-tu pris le temps de parler au passé ? – Non, j’ai parlé aux passants.
21 octobre 2007
Hugo l'ivre
Il voudrait dire ce qu’il voit ; il voudrait être ce qu’il croit ; il voudrait boire ce qu’il doit. Mais sa vie est explosée comme un puzzle grandeur nature, celle de la réalité. Les pièces éparpillées refusent de se rassembler, la scène d’ensemble ne permet pas de comprendre l’agencement des éléments.
L’alcool aidant
Intelligence dissoute
En bulles rouges et blanches
*****
Allez à la ligne
Dans la dictée de vos vies
Ce soir brûle un signe
Dans une soirée de dépit
Bien des essais et tentatives
Ont parasité nos efforts
Il faut faire et non vouloir
Les manifestations du grand soir
J’ai cru aimer j’ai cru mourir
Rien n’était vrai sinon moi
J’ai cru rêver j’ai cru dormir
Le monde ne pensait pas à moi
********
Tes doigts crispés
Tenaient une cigarette
La fumée jouait
Tu te cachais, coquette
Le dos courbé
L’échine rompue de mort
La vie s’abattait
Tu regardais dehors
******
On ne se parle pas
Car c’est mieux comme ça
Quand je t’embrasse dans le noir
Nos yeux sont des miroirs
Mais le mouvement des vagues
Dépasse tous les vers
Dans les reflets noirs et verts
Dieu se tient caché
************
Il faut savoir accepter
Les règles des sangs mêlés
O comme j’ai participé
A leurs jeux décérébrés
Elle appelait tous azimuts
Pensant retarder l’échéance
Mais rien n’est plus décadent
Que d’accepter la déchéance