26 octobre 2010
Larmes de guerre
24 octobre 2010
Prelude to an end
I put a mispell on you
22 octobre 2010
The lack of silence makes me sleepy
21 octobre 2010
Tropicalité
14 octobre 2010
Aimants
10 octobre 2010
Fugue royale
L'adorée
20 septembre 2010
The moon and me, talking about you (variations)
15 septembre 2010
...
Tu étais si belle, mes yeux n'en sont pas encore tout à fait...
Dans ton ensemble...
le flou de mon souvenir n'est qu'un...
Et lors de cette nuit indescriptible, où nos corps se sont...
J'ai entrevu l'amour, cette chose dont on m'a parlé en termes...
Plus que toi il m'a semblé découvrir l'univers, une expérience quasi...
Des mots dépassant les mots, des émotions à inonder la Seine et tout ses...
J'ai murmuré : "je t'appartiens", et tu n'as rien...
4 septembre 2010
"Pagina Senza Parole"
Une promesse dans la chair, un serment scellé par bouches et corps.
Des rêves d'Italie, de soleil éternel, d'une quantité infinie de baisers sur les yeux, les joues, les lèvres.
Ton sourire et tes airs amoureux, tes moues et tes regards heureux.
Le son de ton souffle qui s'accélère avec moi, les étreintes et traces de nos ébats, portées fièrement au su de tous, marques de cette passion que même un aveugle verrait.
Un oubli de nos passés, une confiance dans le présent, un futur sans questions.
Le goût de ta peau léchée par le sel et la lumière, nos corps rougis par un assoupissement inattendu sur une plage infinie.
Des couleurs franches - vert des oliviers, azur du ciel, jaune du soleil, turquoise de la piscine aux motifs aussi complexes que ceux de tes yeux.
Bonheur de vivre notre rêve plutôt que celui que les autres ont pensé pour nous.
24 août 2010
Ville
22 août 2010
A passing feeling
20 juillet 2010
Amer(s)
10 juin 2010
Considérations
3 mai 2010
Demons of NY
26 avril 2010
Un deux trois, tu ne m'auras pas...
18 avril 2010
Hélios
12 avril 2010
Perfection
I'marecoveringundercoveroverlover
Recoveringfromaloveican'tgetover
It's true It's true
Thought I was through with you
Guess I'm a fool for you
Ile urbaine
27 mars 2010
Elle s’approche en souriant, ferme les yeux, pose ses lèvres sur les miennes.
- C’est plus clair ?
- Pas vraiment, mais au moins c’est plus agréable !
- T’es jamais content.
- Je le serai peut-être le jour où je comprendrai ce qui se passe.
- Comprendre… penser… réfléchir… pourquoi ne pas juste profiter de l’instant ?
- Parce qu’il ne veut rien dire s’il n’est rien de plus à tes yeux. Je veux bien vivre dans le moment, à condition de ne pas être certain que tu auras changé d’avis demain matin.
- Mais il n’y jamais rien de garanti, dans aucune relation.
- Exactement ; sauf qu’ici il y a bien une garantie : celle que tu me dises de partir demain.
Il y eut un bref nuage dans ses yeux, vite effacé par son sourire enjôleur. Bien des années après, je me souviendrais de ce moment comme l’une des nombreuses preuves de mon aveuglement volontaire, ainsi que pour tenter de lui pardonner ce qu’elle avait pris si peu de soin à dissimuler.
24 mars 2010
They're playing our song...
22 mars 2010
21 mars 2010
Dear diary, part II
Quelle étrange thérapie que de monologuer pour conjurer sa solitude. Seul face à un écran, je parle à moi-même pour toucher les autres - donc pour qu’ils m’aiment. Pourtant je me coupe de tout dialogue, afin de fantasmer mon importance sur leurs vies et de n’être pas confronté à ceux à qui je n’aurais jamais adressé la parole dans le monde physique.
Mon mal-être n’est pas bourgeois : il est universel. Car sans les siens, on peut se sentir loin de tout même au cœur de la civilisation. Se sentir au sommet du bonheur un instant pour plonger au fond du désespoir le suivant. Les délices de la ville qui ne dort jamais procurent une ivresse illusoire dont les vapeurs floutent la réalité pour quelques secondes, quelques heures ; hélas, l’indéniable solitude revient systématiquement frapper le rêveur. Il n’y a d’isolement heureux que volontaire : celui subit, particulièrement entre des millions de semblables, demeure une douleur aussi silencieuse qu’invincible.
19 mars 2010
Dear diary
Cette douce torture que de voir un couple se former, surtout un couple bronzé ; deux amants se regardant langoureusement, le corps couvert de soleil. Ces prémisses nous rappellent nos amours antérieurs, provoquant une bouffée de tristesse qui perle jusqu’au coin de ces yeux que l’on croyaient à jamais asséchés.
La gorge se serre, le cœur s’emballe, c’est le moment le plus triste et le plus beau de ma vie. On ne peut pas nommer cela : états d’âme, car elle n’est jamais statique; je vis sur un élastique émotionnel, et chaque jour est une succession de chutes et de rebonds. Ce bout de corde extensible me terrifie puisqu’il va nécessairement se casser un jour, tout comme l’élastique au cent unième saut.
Mais dans la même respiration, cet excès de vie me remplit de bonheur ; mes larmes ont un goût sucré. Et la perspective de la passion future, du “Prochain Amour”, tout à la fois me désespère et me réjouit.
17 mars 2010
Sur ma peau
Un soleil rédempteur brule les nuages putrides. Je sens ma peau renaitre, se tordre légèrement comme une tranche de bacon qui frit en se recroquevillant. Je respire l’odeur de cuisson épidermique, jouissant intérieurement à la perspective de mourir bien trop jeune pour avoir un cancer. La peau est le plus grand organe du corps humain. Étalée, elle pourrait recouvrir un terrain de tennis. Non, je confonds avec les poumons. Mais c’est tout de même vrai.
Je traite la mienne avec la désinvolture légère des amoureux secrets. Tandis qu’elle brunit doucement, poulet à la citronnelle dans son four à bois, je lui jette des coups d’œil furtifs. Je l’admire avec pudeur. Je lui écris des odes, des opéras. Elle rougit de cette attention, repousse tendrement mes avances.
Car cette peau que j’aime n’aime rien davantage que les autres peaux. Leur toucher soyeux, leur chaleur tranquille. De leurs effleurements jaillissent les prémisses d’une aventure, qui seule enflamme mon cerveau enfin amoureux.
9 mars 2010
Ad lib
éperdu égaré dans la douceur de ses lèvres
le dos râpé par les graviers de la grève
les yeux brillants par une nuit d'hiver
pourquoi appeler ce moment "hier" ?
c'est la perle de sueur au coin de sa bouche ourlée
le froissement murmuré par son chemisier
la soie que l'on file en allant trop vite
une mélodie que l'on n'oublie qu'à l'aquavit
ce baiser d'adieu avait un goût de revoyons-nous
cet au revoir à jamais n'était-il pas un rendez-vous?
